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LA COCCINELLE ASIATIQUE, UNE COCCINELLE INTRODUITE POUR LA LUTTE BIOLOGIQUE
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Fin mars 2007, sur certains pins du lycée Jean Rostand (Villepinte) sont apparues des coccinelles asiatiques. Le cycle complet a pu être observé, soit sur les pins, soit en élevage. Les élèves de terminale S ont été associés aux observations et à l'élevage, en contrepoint du cours sur la reproduction des mammifères.
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En élevage, la coccinelle asiatique peut être nourrie avec par exemple le puceron noir du Sureau.
La coccinelle asiatique (Harmonia axyridis) a été introduite dans différents pays occidentaux, pour la lutte biologique. En Amérique du Nord, elle est devenue une menace pour les coccinelles autochtones, à cause de son dynamisme démographique. En Europe, Belgique, France etc..., un suivi attentif de son extension est entrepris.
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Sur le pin, la coccinelle asiatique se nourrit probablement de ces énormes pucerons dont le pin est infesté, mais cela n'a pas pu être observé. En élevage, ces gros pucerons sont consommés s'ils sont proposés aux coccinelles.
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Même pendant l'accouplement, les pucerons courrent toujours un risque d'être mangés.
Comme le montre cet accouplement, la coccinelle asiatique est une coccinelle variable, comme certaines autres coccinelles de chez nous (par exemple la coccinelle à deux points, Adalia bipunctata). La couleur des élytres est sous une double dépendance génétique et environnementale.
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La ponte est moment fugace difficile à observer dans la nature, sauf à avoir de la chance où de la patience. Il s'écoule 5 à 10 minutes entre deux oeufs. 28 mars 2007.
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Une semaine plus tard, les oeufs noircissent pluis éclosent. 5 avril 2007.
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Les oeufs restés jaunes sont des oeufs stériles. Ils constituent le premier repas des petites larves.
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Une fois les oeufs terminés, il faut passer aux pucerons. La larve peut ancrer l'extrémité de son abdomen (en fait l'anus) au substrat et ainsi retenir sa proie, même énorme.
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Ces trois larves au stade 2, déja un peu plus grosses, se disputent un petit puceron. On distingue l'espèce de ventouse à l'arrière du puceron du haut. 10 avril 2007.
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La larve du stade 4 présente des épines souples à plusieurs pointes. Certaines sont colorées en orange.
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Cette jeune larve au stade 4 a encore les pattes et d'autres parties claires, car elle est en train de muer.
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Voici l'exuvie laissée lors du passage du stade 3 au stade 4.
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Le même phénomène, mieux visible en élevage. Il est fréquent que la larve noircisse avant de se détacher complètement de l'exuvie.
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Les vieilles larves au stade 4 ont des marques rondes et blanches alignées. Cette larve est en train de faire le gros dos et de s'immobiliser, en prévision de la mue nymphale.
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Quelques heures plus tard, une nymphe, d'abord très claire, sort de l'enveloppe vue sur la photo précédente.
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Les mues sont des périodes dangereuses pour les coccinelles. Elles peuvent se faire manger par leurs congénaires, larvaires ou adultes, ou encore par d'autres espèces. La larve de gauche, en début de mue nymphale, s'est fait perforer et vider par une autre larve.
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La mue nymphale est comme toutes les mues, une sorte de déshabillage. On voit bien à la base de cette nymphe, l'exuvie froissée contre l'aiguille de pin. On reconnaît les épines jaunes. On a également l'impression de voir des sortes de rivets qui tiendraient les pièces de la nymphe.
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Les nymphes se placent sur toutes les parties du pin. Pendant le développement de la coccinelle, le pin aussi s'emploie à se reproduire. Les cônes femelles de l'an passé, petits et grisâtres fin mars, sont devenus verts et beaucoup plus gros.
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Cette nymphe a choisit un support plus souple, en l'occurrence un cône staminal mâle en plein développement (comparer avec la photo 1). Le pollen de pin peut être observé au microscope .
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Lorsqu'on repère une nymphe dressée, c'est souvent lorsqu'elle a été dérangée, ou parcequ'elle est vide, le jeune adulte en étant sorti.
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Après la mue imaginale, la jeune coccinelle est entièrement jaune et doit étendre ses ailes pour les sécher. Elle acquiert sa coloration définitive en quelques heures. 3 mai 2007.
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La boucle est bouclée. Cette jeune coccinelle asiatique ne restera pas longtemps sur le pin car les pucerons se font rares. Le pin lui, poursuit sa reproduction. Les cônes ovulifères, dressés et rouges, vont bientôt se courber et devenir gris-vert. Les graines seront libérées par la pomme de pin mûre dans deux ans.
Pour conclure:
Devant l'intérêt de cette coccinelle pour la lutte biologique, et en tenant compte de la menace pour les coccinelles autochtones, l'INRA a sélectionné une souche non-volante (les ailes ont une malformation) que certaines sociétés commercialisent. Les adultes pourront moins facilement passer d'une parcelle ou d'un jardin à l'autre et se répandront moins rapidement
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